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Julie Ears
Backstory et coulisses

L’histoire d’Indiana Jones et le Temple du Péril : le temple oublié et son wagonnet

Disney a imaginé toute une histoire derrière cette attraction d’Adventureland. Dans les années 1940, l’archéologue Indiana Jones part dans la jungle à la recherche d’une cité perdue. Il tombe sur un temple oublié depuis mille ans, dédié au dieu Shiva. Pour sortir les vestiges, son équipe creuse la colline et installe un petit train de mine. C’est ce wagonnet, laissé sur place, que vous empruntez. Voilà le récit que raconte tout le décor, et derrière lui se cache une autre histoire : celle de sa construction, où ce coaster est devenu le premier d’un parc Disney à proposer un looping.

Julie
+200 visites depuis 2023 · Mis à jour le 13 juillet 2026
Les rails rouges et la boucle d’Indiana Jones enlacent un temple de pierre en ruine, à Adventureland.

Quelle est l’histoire d’Indiana Jones et le Temple du Péril ?

Le récit se situe dans les années 1940. Henry Jones Jr., que tout le monde connaît sous le nom d’Indiana Jones, est professeur d’archéologie autant qu’aventurier. Il monte une expédition dans une jungle dense et part à la recherche d’une cité perdue, The Lost City.

Au fil des fouilles, son équipe ne trouve pas la cité espérée, mais quelque chose d’autre : les vestiges d’un temple oublié depuis plus de mille ans. La découverte est si vaste que l’expédition s’installe pour de bon. L’équipe creuse la colline, dresse un campement et construit un petit réseau de rails pour évacuer ce qu’elle déterre.

Voilà le point de départ. Tout le décor que vous traversez raconte ce moment précis : un site de fouilles en pleine activité, figé comme si les archéologues venaient juste de partir. Pour l’info pratique (file, taille minimale, sensations), voyez Indiana Jones et le Temple du Péril.

À qui le temple est-il dédié, et pourquoi des cobras ?

Le temple mis au jour est dédié à Shiva, l’un des grands dieux de la mythologie hindoue. Deux statues monumentales de cobras gardent l’escalier d’entrée, une de chaque côté. Ce serpent, le Naga, est un symbole associé à Shiva, souvent représenté autour de son cou.

Et c’est là que les concepteurs de l’attraction ont glissé un clin d’oeil que les fans adorent : dans les films, Indiana Jones a une peur panique des serpents. Faire garder le temple par deux cobras géants, c’est exactement le genre de détail qui relie le décor au personnage. Le héros le plus courageux du monde, coincé face à ce qui le terrifie le plus.

Que raconte le décor du site de fouilles ?

C’est le coeur du storytelling. En avançant dans la file, vous ne traversez pas un simple couloir d’attente : vous visitez le campement de l’expédition. Tout est pensé pour vous faire croire que les archéologues sont partis précipitamment, en laissant tout en place.

  • Le campement des archéologues : tentes, lits de camp, provisions et même un petit laboratoire de fortune
  • Des machines à écrire et des carnets, comme si l’on relevait encore les découvertes du jour
  • Une statue de Shiva, le dieu auquel le temple est dédié, posée devant l’une des tentes
  • Des vases anciens, une tête de tigre sculptée et des caisses d’expédition empilées
  • Le réseau de rails de mine, posé pour sortir les vestiges de la colline

Pourquoi monte-t-on dans un wagonnet de mine ?

Dans l’histoire, ce sont les wagonnets de chantier qui servaient à évacuer les trésors hors du temple. L’expédition les a laissés sur les rails. Vous, visiteur, vous devenez à votre tour un aventurier qui emprunte ces wagons abandonnés et dévale les ruines à grande vitesse.

Ce parcours en wagonnet n’est pas un hasard : il fait écho à l’univers d’Indiana Jones et le Temple Maudit, le film de 1984 où les héros foncent sur les rails d’une mine. Si cette scène vous dit quelque chose, c’est exactement l’ambiance que Disney a voulu recréer ici.

Pour ce que cela donne une fois à bord (les sensations, le looping, le ressenti réel) et tout l’info pratique (file, taille minimale), tout est détaillé sur la fiche Indiana Jones et le Temple du Péril.

Qui sont les personnages de cette histoire ?

PersonnageSon rôle
Indiana JonesArchéologue et professeur, héros des films. C’est lui qui mène l’expédition et découvre le temple.
Marcus BrodyAmi et collègue d’Indy dans les films. Son nom apparaît sur une caisse d’expédition, en clin d’oeil.
ShivaLe dieu hindou auquel le temple est dédié, symbolisé par le cobra Naga.
The Lost CityLa cité que l’expédition cherchait dans la jungle, au départ de l’aventure.
Le Temple du PérilLe temple millénaire dédié à Shiva, mis au jour par les fouilles. Il donne son nom à l’attraction.

Quand l’attraction a-t-elle ouvert, et qui l’a imaginée ?

Place maintenant aux coulisses, la vraie histoire de l’attraction. Elle a ouvert le 30 juillet 1993 et a été inaugurée officiellement le 9 novembre 1993 en présence de George Lucas, dans Adventureland, soit un peu plus d’un an après l’ouverture du parc. Et ce n’était pas un grand huit comme les autres : ce fut le premier coaster d’un parc Disney à proposer une inversion, autrement dit un looping.

À l’époque, Disney avait toujours refusé de retourner ses visiteurs à l’envers. Le Temple du Péril a fait sauter cette règle.

L’attraction a été conçue par les Imagineers de Walt Disney Imagineering, le studio créatif maison, sous la houlette de Tony Baxter, l’un des grands noms à l’origine du parc parisien. La partie technique, elle, a été confiée au constructeur suisse Intamin, avec la société Giovanola pour la structure.

Tony Baxter résumait l’idée simplement : ce sont des wagonnets de mine qui montent et descendent à la surface du temple pour dégager les gravats et remettre les trésors en place. Le coaster raconte donc le chantier lui-même.

Pourquoi un grand huit, et pas un land entier ?

Au départ, le projet était bien plus ambitieux. Disney rêvait d’un véritable land Indiana Jones, une zone entière dédiée à l’aventurier, avec un parcours de wagonnets bien plus long et des scènes en intérieur inspirées des films. Mais les débuts du parc ont été financièrement très difficiles, et il a fallu réduire la voilure.

De ce grand projet est né un coaster compact mais soigné, posé sur une colline d’Adventureland. Le besoin était clair : offrir une attraction à sensations fortes alors que Space Mountain n’ouvrirait que deux ou trois ans plus tard. Le Temple du Péril a donc joué ce rôle, celui du frisson, en attendant le reste.

Comment l’attraction a-t-elle évolué ?

L’attraction a connu un épisode peu commun. Pour relancer l’intérêt, les équipes ont décidé de la faire tourner à l’envers. Pendant un peu plus de quatre ans, les wagonnets ont parcouru le même circuit, mais en marche arrière, sous le nom "Indiana Jones et le Temple du Péril : à l’envers".

Ce n’était pas un simple changement de sens. Il a fallu retourner les caisses des trains sur leurs châssis, ajouter deux sièges par voiture, et surtout déplacer tout un tas d’éléments de décor et d’éclairage pour que les visiteurs ne voient jamais les coulisses techniques en regardant dans la mauvaise direction. Certaines portions de la voie ont même été reprofilées pour le confort.

Puis l’attraction est revenue à son sens d’origine, avant une grande remise à neuf des années plus tard, avec une structure rebâtie en vraie pierre.

30 juillet 1993

L’ouverture

L’attraction ouvre le 30 juillet 1993 dans Adventureland et devient le premier grand huit d’un parc Disney à proposer un looping.

Été 1993

Une frayeur de jeunesse

Quelques semaines après l’ouverture, un incident de freinage entraîne une fermeture temporaire le temps des vérifications.

2000 à 2004

La version à l’envers

Du 1er avril 2000 au 27 novembre 2004, les trains sont retournés et lancés en marche arrière, avec deux sièges de plus par voiture.

Fin 2004

Le retour au sens classique

L’attraction reprend son sens d’origine, celui qu’elle avait à l’ouverture.

2014

La grande remise à neuf

Après plusieurs mois de fermeture, elle rouvre avec une structure rebâtie en vraie pierre et un looping légèrement agrandi.

Quels sont les secrets et détails cachés à repérer ?

Le décor est rempli de références aux films Indiana Jones. Ce sont ces détails qui font tout le plaisir d’une attraction Disney : vous pouvez adorer l’histoire rien qu’en sachant où regarder.

Le fedora et le fouet

Posés sur un échafaudage non loin de l’entrée, ce sont les deux accessoires les plus reconnaissables d’Indy.

Le Barnett College

Une caisse adressée à Marcus Brody, au Barnett College, l’université fictive où Indiana Jones enseigne dans les films.

Les véhicules d’époque

Une Jeep Willys et un camion customisés, des engins militaires qui rappellent l’ambiance des aventures du héros.

Les jerricans Esso

Des bidons de carburant marqués Esso, héritage du sponsor d’origine de l’attraction à son ouverture.

La statue de Shiva

Une statue du dieu posée devant l’une des tentes, en plus des deux cobras géants qui gardent l’escalier.

Ces détails ne sont qu’une partie du jeu de piste. Le parc tout entier est truffé de clins d’oeil : pour les fameux les Hidden Mickeys comme pour les autres secrets de Disneyland Paris, j’ai des articles dédiés qui vous donnent toutes les cachettes.

La légende en quelques étapes

Étape 1

Le départ dans la jungle

Dans les années 1940, Indiana Jones monte une expédition et s’enfonce dans la jungle à la recherche d’une cité perdue, The Lost City.

Étape 2

La découverte du temple

À la place de la cité, l’équipe met au jour un temple oublié depuis plus de mille ans, dédié au dieu Shiva et gardé par deux cobras de pierre.

Étape 3

L’installation du chantier

L’expédition s’installe : elle dresse un campement, creuse la colline et pose des rails de mine pour évacuer les vestiges.

Étape 4

Les wagonnets sur les rails

De petits wagonnets de chantier servent à sortir les trésors du temple, le long du réseau de rails posé sur le site.

Étape 5

Le chantier abandonné

L’équipe quitte les lieux en laissant tout en place. Vous arrivez, montez dans un wagonnet resté sur les rails et dévalez les ruines à votre tour.

Si cette histoire vous a plu, le parc regorge d’attractions avec leur propre récit caché. Vous pouvez retrouver toutes ces coulisses sur le hub l’histoire de Disneyland Paris. Et pour découvrir d’autres backstories, jetez un oeil à la saga de Thunder Mesa, l’histoire de Pirates of the Caribbean, Tower of Terror, Ratatouille ou Avengers Campus.

Pour tout le pratique sur l’attraction (taille minimum, file, sensations), c’est sur la fiche Indiana Jones et le Temple du Péril.

Questions fréquentes

01Quelle est l’histoire d’Indiana Jones et le Temple du Péril ?

Dans les années 1940, l’archéologue Indiana Jones part chercher une cité perdue dans la jungle. Il découvre à la place un temple oublié depuis mille ans, dédié au dieu Shiva. Son équipe creuse la colline et pose des rails de mine pour évacuer les trésors, puis quitte le chantier. Vous montez dans ces wagonnets abandonnés et dévalez les ruines.

02En quelle année Indiana Jones et le Temple du Péril a-t-il ouvert ?

L’attraction a ouvert le 30 juillet 1993, dans Adventureland. Elle a marqué une première dans l’univers Disney en devenant le premier grand huit d’un parc Disney à proposer une inversion, c’est-à-dire un looping.

03Est-il vrai que l’attraction a fonctionné à l’envers ?

Oui. Du 1er avril 2000 au 27 novembre 2004, elle a tourné sous le nom "Indiana Jones et le Temple du Péril : à l’envers". Les trains avaient été retournés et lancés en marche arrière, avec deux sièges de plus par voiture. Elle est ensuite revenue à son sens d’origine.

04À qui le temple est-il dédié et pourquoi des cobras ?

Le temple est dédié à Shiva, l’un des grands dieux de la mythologie hindoue. Deux statues de cobras, le serpent Naga, gardent l’escalier parce que ce serpent est un symbole de Shiva. C’est aussi un clin d’oeil à la peur des serpents d’Indiana Jones, bien connue dans les films.

05Quels secrets et détails cachés peut-on repérer dans la file ?

Le décor regorge de références aux films : le fedora et le fouet d’Indy sur un échafaudage, une caisse adressée à Marcus Brody au Barnett College (son université fictive), une Jeep Willys et un camion d’époque, des jerricans Esso du sponsor d’origine et une statue de Shiva devant une tente.

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